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03/12/2013

Hors série La Terrasse Musique Contemporaine

Où il est question du Festival Aspects 2014 et de la création du Concerto pour violon. Numéro complet ici.

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13/11/2013

“Où va la musique contemporaine ?” ou la petite phrase de trop.

Quand il m’arrive d’écouter France Culture, je suis particulièrement attentif. Parce que les choses qui se disent sur cette antenne sont généralement sérieuses et généralement dites par des gens réputés sérieux.

J’ai donc écouté (très sérieusement et avec la plus grande attention) l’échange entre les compositeurs Karol Beffa et Philippe Manoury à l’invitation d’Alain Finkelkraut dans l’émission Répliques du 9 novembre 2013, prolongeant le débat ayant fait suite à la conférence de Jérôme Ducros au Collège de France en décembre 2012 sur les antagonismes esthétiques de la musique contemporaine que vous pouvez visionner sur le site du collège.

Je ne reviens pas sur cette question au demeurant fort peu passionnante car finalement stérile (les pour vs. les contre). L’émission sobrement intitulée : “Où va la musique contemporaine ?” (vous pouvez la réécouter intégralement ici), a été de bonne tenue avec échanges polis mais fermes parfois un peu stéréotypés entre deux compositeurs ne partageant rien ou presque sur les questions esthétiques, pas de vrai débat mais des questions, des réponses.

Et puis tout à coup vers la fin de l’émission, cette phrase prononcée par Karol Beffa, venant de loin (et j’imagine préparée) qui me laisse une très désagréable impression car elle déborde le cadre du choix esthétique du compositeur pour remettre en cause ses qualités intrinsèques de musicien, la maîtrise de son métier, de son artisanat, ce qui ne saurait être acceptable.

La voici cette phrase, dans son contexte, mais vous pouvez aussi écouter l’intégralité de l’émission en sachant quelle se situe vers 45’.


podcast


la phrase mérite d’être citée car lue elle révèle toute sa violence, son arrogance, sa médiocrité  :

“… très souvent les carences effroyables de métier de (ces ?) compositeurs sont apparues au grand jour et c’est très bien d’introduire un peu plus de pulsation, d’avoir un rythme harmonique légèrement plus lent, mais si vous n’avez pas forcément l’outillage intellectuel ou artisanal pour le faire ça risque de sonner un peu bancal …”

Petite explication de texte : les compositeurs (contemporains atonaux, il faut préciser) revenant à un peu plus de paramètres hérités de la musique pré-atonalité (la réappropriation selon le terme employé par Jérôme Ducros et rapporté par Karol Beffa) comme le rythme, l’harmonie, la mélodie (qui au passage ne sont en rien des propriétés exclusives du système tonal, en effet je peux entendre et analyser ces paramètres dans de très nombreuses oeuvres aux esthétiques très variées) ont montré leurs limites et leurs faiblesses, un métier incomplet, inabouti, fragmentaire, un manque de tenue intellectuelle,

Que faut-il comprendre (en creux) et que je vois apparaitre en filigranne de tels propos ? Si des compositeurs ont suivis la voie de l’atonalité et des esthétiques dans la continuté de celle-ci c’est parce qu’ils n’avaient ni le métier ni les forces intellectuelles pour évoluer durablement dans une musique plus référencée à la tradition tonale. La preuve, en réintroduisant périodicité rythmique et développement harmoniques perceptibles dans une certaine continuité ils ont mis à nu les manques flagrants de leur compétences techniques créant ainsi des oeuvres bancales, de mauvaises factures, en un mot : faiblardes

Carences effroyables

Le choix de l’atonalité serait (encore une fois si je comprends bien et je crois que c’est le cas) le fait de mauvais compositeurs aux carences effroyables, incapables de même posséder un vrai métier : écriture, orchestration, oreille harmonique puissante, sens et capacité de développement, ils n’entendent pas, ne contrôlent rien, ce qui revient à dire : “cette musique : c’est vraiment  n’importe quoi”.

Philippe Manoury a répondu un peu maladroitement (mais je le comprends et je ne le blâme pas) en contre attaquant sur le même terrain et mettant à son tour en cause les qualités d’orchestrateur de Steve Reich, ce qui fait dériver l’échange vers la musique de film, ce qui est un tout autre sujet.

Je ne vais attaquer personne et certainement pas M. Beffa, mais à mes yeux il se discrédite totalement et les sous-entendus de ses propos sont indignes. Je propose donc un petit tour d’horizon de quelques oeuvres (j’ai choisi des concertos pour violon pour plus de lisibilité), juste pour le plaisir d’entendre quelques oeuvres bancales dues aux carences effroyables de compositeurs atonaux dans les domaines de l’harmonie ou de la gestion de la pulsation.

Le premier extrait ne fait pas partie de la liste, car il est sans aucun doute maîtrisé en tout point et d’une facture irréprochable.

Karol Beffa, concerto pour violon

http://www.youtube.com/watch?v=MesO6ZxhJNY&noredirect=1

György Ligeti, concerto pour violon

http://www.youtube.com/watch?v=oLy26ZZDRbc&list=PLCCD...

Philippe Manoury, Synapses

http://www.youtube.com/watch?v=nNerK88zxgE

Georg Friedrich Haas, violin Concerto

http://www.youtube.com/watch?v=vqneV9s245s

Peter Eotvos, Seven

http://www.youtube.com/watch?v=5wWZlD-AYFE


Jean-Louis AGOBET - 12 novembre 2013

01/10/2013

Concerto pour violon

La création mondiale du concerto pour violon (2013) est programmée le 25 mars 2014, dans le cadre du festival Aspects, avec Stéphanie-Marie Degand et l'Orchestre de Caen (Vahan Mardirossian). Cette partition de vingt cinq minutes et une commande de l'Etat. Je reviendrai plus longuement sur la genèse de la pièce et le projet.

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12/09/2013

Création de la Symphonie de Chambre (n°1)

Création mondiale de la symphonie de chambre (n°1)
Commande de l'Orchestre Régional de Basse-Normandie
Orchestre Régional de Basse-Normandie
Direction : Jean Deroyer
Vendredi 27 septembre - Eglise d'Ecouché 20h30
Dans le cadre du festival Septembre Musical de l'Orne

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Agobet_symph_chambre_1-10.pdf

Début du projet Composer l'Orchestre

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Imaginé en collaboration avec l'Orchestre national de Lorraine, ce projet va se dérouler de septembre 2013 à avril 2014. Des groupes travaillent en atelier tout au long de l’année autour de la composition d’une partition pour l’Orchestre national de Lorraine. Les sections réalisées, fruit de ce laboratoire musical, et organisées comme une suite, sont jouées par l’orchestre, révélant toute la palette sonore du monde symphonique.

Découvrez ici plus de détails sur le projet et réagissez sur le blog dédié.

Composer l’orchestre est réalisé en partenariat avec le CHR Metz-Thionville, le Foyer « Les Prés de Brouck » de Thionville, Cultures du Cœur Lorraine, le Collège Arsenal de Metz et les Villages d’enfants SOS de Marange-Silvange et Jarville-la-Malgrange. Le projet est soutenu financièrement par le Fonds d’Action SACEM, la Caisse d’Epargne et le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Lorraine).

03/06/2013

Compositeur associé ONL 2013-2015

Je suis pour deux saisons (2013-2015) compositeur associé à l'Orchestre National de Lorraine, la première saison autour du projet éducatif Composer l'Orchestre (création à l'Arsenal de Metz le 25 avril 2014 par l'Orchestre National de Lorraine dir. Jacques Mercier) puis la saison 2014-2015 pour la commande d'une nouvelle oeuvre destinée à l'Orchestre.

Pour en savoir plus sur le projet Composer l'Orchestre.

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08/04/2013

enseignement de la composition ... en france.

Je viens de relire par hasard un article de fin 2009 du quotidien Le Monde consacré aux compositeurs enseignants éxilés et de lire : “Les places de ce type (postes d'enseignants) étant rares en France (trois au Conservatoire de Paris, une à Lyon), les candidats malheureux ont opté pour l'exil”.

En creusant un peu je découvre (mais ce n’est pas la première fois) que partout où il est fait mention de l’enseignement de la composition en France, il est question exclusivement des CNSMD (Paris et Lyon). Si ces établissements sont d’une qualité incontestable ils ne peuvent être considéré comme la seule formation possible (donc le seul point de chute pour un compositeur enseignant), d’ailleurs la vocation première de ces conservatoires supérieurs est le perfectionnement (c’est aussi le cas depuis quelques temps dans les pôles supérieurs en région qui délivrent le LMD), ce n’est pas dans les CNSMD que l’on forme des compositeurs mais dans une multitude de conservatoires nationaux en région (les CRR). Avec quatre professeurs (pour la composition instrumentale) dans les deux établissements supérieurs (Paris : 1 poste à temps plein 12h, 2 postes à 2/3 8h, Lyon : 1 poste à mi-temps 6h) l’offre est donc assez faible dans le supérieur. Oui, Il y a également les conservatoires de la région parisienne (CRR, CRD) parfois pour quelques heures, mais ces conservatoires sont souvent (pas toujours) une solution provisoire (dans l’attente du prochain concours) pour ceux qui échouent à l’entrée au CNSMDP. Donc, contrairement à ce qui est sous-entendu dans cet article il y a de nombreuses classes de composition de grande qualité en région, je cite volontier ici (mais ce n’est en rien exhaustif) : Montpellier, Reims, Bordeaux, Lyon (CRR), Perpignan, Paris (CRR), Montbéliard, Laval, … Cet article évoque pour les compositeurs enseignants un statut “d’employé municipal” avec peut-être une pointe de mépris. Il s’agit en fait d’un cadre d’emploi de la Fonction Publique Territoriale ce qui est une chance (même si rien n'est idéal) car cela permet pour ces établissements de s’attacher durablement la présence d’un enseignant dans cette discipline ! Et du coup de préserver cette filière qui peu à peu se réduit (j’ai pu le vérifier comme jury d’entrée au CNSMDP ou 80% des candidats sont issus de grands établissements étrangers). Ces petites réflexions pour souligner qu’il est sans doute temps de revoir un peu la façon dont on organise les choses en France en ne regardant qu’au sommet de la pyramide, pour être un peu polémique je peux dire que nombre d’élèves des classes de composition des CRR sont souvent d'un niveau comparable aux élèves du 1er cycle supérieur des CNSMD … Enfin, pour conclure sur une information de ce même article à propos de l’éxil de Philippe Manoury, il est de retour en France depuis janvier 2013 avec un poste “d’employé municipal” au Conservatoire de Strasbourg.

Il existe un très bon rapport sur cette question de l'enseignement de la composition rédigé par Henry Fourès, compositeur et ancien directeur du CNSMD de Lyon.

13/02/2013

Symphonie de chambre (... n°1)

Composée pour un orchestre de chambre sans percussion ni clavier (1.1.1.1 - 1.0.0.0 - 4.3.2.2.1), la Symphonie de chambre (18') est une commande de l'Ensemble de Basse-Normandie est sera créée en septembre 2013 par cet orchestre sous la direction de Jean Deroyer. La pièce est construite autour de l'idée de fragmentation et selon des principes d'écriture très contraignants, mais j'aurais l'occasion d'y revenir. Le numéro 1 évoque une option pour une Symphonie de chambre n°2 à venir avec un ensemble cette fois très hétérogène.

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10/02/2013

Disparition de Michel Fusté-Lambezat

Je viens d'apprendre avec tristesse le décès de Michel Fusté-Lambezat, compositeur, ancien directeur du Conservatoire de Bordeaux, fondateur de L'Ensemble Musique Nouvelle Bordeaux Aquitaine il avait créé la classe de composition du conservatoire dont j'assure l'enseignement depuis la rentrée 2011. Voici un lien vers l'article de Sud-Ouest.

bordeaux, fusté-lambezat, composition, conservatoire

 

 

 

 

 

 

 

photo © archive Sud-Ouest

Formes couleurs pour ensemble de saxophones, Northwestern University Saxophone Ensemble

29/10/2012

"L'Etude des forces" Köln premiere

l'Etude des forces (1997) pour deux flûtes, ensemble et électronique création le 10 mars 1998 à l'Ircam (par Cécile Daroux (flûte solo), Sophie Deshayes (flûte principale), ensemble l'Itinéraire, direction : Mark Foster) et régulièrement reprise en France et à travers le monde depuis cette date (Opéra de Paris, Lyon, Caen, Montpellier, Rome, Tokyo, ...) sera donnée en création nationale le 5 février 2013 à Cologne (Allemagne), Hochschule für Musik und Tanz par l'ensemble 20/21, sous la direction de David Smeyers.

voir aussi :

http://jean-louisagobetnews.hautetfort.com/archive/2007/02/21/l-etude-des-forces-a-tokyo.html

http://jean-louisagobetnews.hautetfort.com/archive/2008/0...
http://jean-louisagobetnews.hautetfort.com/archive/2007/1...

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