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27/04/2012

Peermusic website about clarinet concertino

peermusic, agobet, clarinet concertino

Le site de mon éditeur peermusic classical europe propose une présentation du concertino de clarinette qui va être créé le 12 mai prochain à Paris. A lire également l'interview de la soliste, Haruyo Nishizawa.

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07/03/2012

Au sujet de ..."Clarinet concertino" (2010-2011)

Jean-Louis AGOBET

 

Clarinet concertino (2010-11) 15’

pour clarinette et ensemble (9)

© peermusic classical europe - hamburg

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perc(1)

1.0.1.1.1

agobet, clarinet, concertino, nishizawa, tokyo, sinfonietta

Co-commande de Radio France et du Tokyo Sinfonietta
création mondiale : 12 mai 2012, le cent-quatre (Paris)
création japonaise : 6 juillet 2012, Suntory Hall (Tokyo)

 

 

Haruyo Nishizawa, clarinette

Tokyo Sinfonietta

Yasuaki Itakura, direction

Le concertino pour clarinette (Clarinet Concertino) à été composé sur une assez longue période pour une pièce de ce format entre octobre 2010 et fin 2011.

Il est écrit pour la soliste Haruyo Nishizawa et le Tokyo Sinfonietta co-commanditaire de la pièce avec Radio France.

Il trouve son origine dans la grande admiration et la relation amicale que j'entretiens avec le Tokyo Sinfonietta et ses musiciens depuis presque dix ans . Depuis Ciaccona et Génération, la clarinette tient une place particulière dans mon travail, -comme le fût la flûte précédemment-. C’est également ma huitième partition concertante.

La pièce est écrite en un mouvement d’une quizaine de minutes avec une section centrale plus lente et une cadence assez développée.

La virtuosité volubile de la partie de soliste - d’une difficulté parfois redoutable - alliant légereté, souplesse, gestes dynamiques et registres extrêmes est la colonne vertébrale de la pièce. Elle génère les textures changeantes de l’ensemble souvent dominé par les instruments graves (basson, trombone basse, violoncelle et contrebasse).

La partition se termine par un effet que seule la clarinette peut produire, inattendu, bien que longuement préparé.

Tout au long de la composition j’avais en tête ce que Elliot Carter appelle une «continuité convaincante » probablement necessaire après l’écriture de Sectio en 2008 (toujours pour le Tokyo Sinfonietta) qui est composée de quartorze courtes sections enchaînées. La pièce est dédiée à Haruyo Nishizawa, mais je n’ai cessé de penser après le 11 mars 2011 au peuple japonais tout entier.

informations : info@peermusic-classical.de

 

05/03/2012

Aspects 2012

Quatre de mes pièces sont programmées lors du festival Aspects des Musiques d'Ajourd'hui 2012 du 20 au 25 mars à Caen. La création mondiale d'une fanfare d'ouverture pour la 30e édition du festival (AMA ouverture) le mardi 20, ainsi de Flvlpno et l'Echiquier d'Adelson en prélude au concert par les élèves du CRR. Séquences (oeuvre pédagogoqie pour ensemble) le 21 toujours par les élèves du CRR.

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25/10/2011

Japan Tour 2011

Jean-Louis AGOBET

Japon¬nov. dec. 2011

 

30 novembre 2011 Osaka

Doshisha University 15h

Conférence Pédagogie de la créativité sonore

autour de son essai ecouter, jouer, creer

 

 

5 décembre 2011 Tokyo

Meijigakuin University Art hall  18h

pré concert talk  17h30

 

Eclisses, pour quintette (première japonaise)

Leben, pour violoncelle et piano (première japonaise)

Spectre, pour flûte et percussion (première japonaise)

Les ombres dansent, pour deux clarinettes et piano résonant


Solistes du Tokyo Sinfonietta


avec le soutien de la Sacem, l'Ambassade de France à Tokyo, Peermusic Classical, Meijigakuin University, Tokyo Sinfonietta, Doshisha University.

télécharger le communiqué

25/07/2009

Reverso

Création (6 oct. 2009) et reprises (7 & 9 oct.) de Reverso saxophone quartet concerto [2009 - 21'], commande du Landestheater Schleswig-Holstein (Allemagne) par le Raschèr Saxophon Quartèt, le Schleswig-Holstein Sinfonie Orchester sous la direction de Mihkel Kütson. La partition est publiée par Peermusic Classical. Pour plus d'informations sur ce concert cliquez ici.

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22/06/2009

Trois nouveaux concertos

Après les concertos pour flûte(s), piano, cor, trio de clarinettes, trois nouveaux concertos en chantier pour les saisons à venir.
Reverso, Saxophone Quartet Concerto (21’), pour le Raschèr Quartet. Création en octobre 2009, commande du Schleswig-Holsteinisches Landestheater.
Concerto pour violoncelle (25’), pour Xavier Phillips et l’Orchestre de Caen, création le 19 mars 2010, commande du festival « Aspects des Musiques d’Aujourd’hui »
Concerto pour alto, onze altos et orchestre de vents, claviers et percussions (30’), pour David Gaillard le pupitre d'altos et l’Orchestre de Paris, création saison 2011-2012 (sous-réserve).

 

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14/06/2009

Aspects des Musiques d'Aujourd'hui

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Le Festival Aspects des Musiques d’Aujourd’hui me fait le grand honneur de me consacrer un portrait pour son édition 2010.
Plus d’une quinzaine d’œuvres, ainsi que le plaisir d’inviter des compositeurs et interprètes pour jouer mes oeuvres et celles des autres …

De nombreuses reprises de partitions anciennes ou récentes (Sectio, Eclisses, Leben, Strati, La voix claire, …), la création mondiale du concerto pour violoncelle (commande du festival) avec l’Orchestre de Caen sous la direction de Hans Leenders et Xavier Phillips en soliste. L’intégrale de mes œuvres pour flûte(s) composées entre 1993 et 2009 dans la même soirée, la reprise du ciné-concert de Gardiens de phare sur le film de Jean Grémillon par l’ensemble Sillages et bien plus encore, …
Rendez-vous à Caen du 16 au 21 mars 2010.

16/03/2009

Conférence de Tokyo 9 avril 2009

Conférence de Tokyo - Maison Franco-Japonaise - 9 avril 2009 18h-20h

3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo 150-0013 Japon   Tél. +81-3-5421-7641 / Fax +81-3-5421-7651

 

Jean-Louis Agobet

Ecouter, jouer, créer
Une méthode pour la créativité sonore.
聴く、奏でる、創る
音響的創造性育成ための方法論

ジャン ルイ アゴベにより示された「方法論」は彼の音楽的経験、並びに教育的実践に完全に基づいていて、現在の作曲技法によって想起される、音の世界と音楽へと近づくための教育法である。
また、これは「本能的創造性」とも言い換えられる。なぜならば、この方法論によってこどもたち一人一人が本来持ち合わせている創造力を育成できるからである。
この講演はこの教育法の特色と構造、ならびに音響的創造性育成のためのアトリエ、ラボルケストルと呼ばれる計画、並びに一つの目的として、作曲という行為、教具としての管弦楽をも使用しつつ母国語能力、言語能力の向上を計る非常に独創的な手法も紹介する

La « Méthode » décrite par Jean-Louis Agobet est entièrement issue de son expérience musicale et de sa pratique pédagogique. C’est une pédagogie d’approche du sonore et du musical inspirée des principes de composition actuels. Elle est aussi appelée « créativité instinctive » parce qu’elle développe les capacités créatives présentes en chaque enfant.

Cette conférence présente les enjeux et les mécanismes de cette pédagogie ainsi que les ateliers de créativité sonore et le projet LabOrchestre, dont l’un des objectifs est le développement des compétences et du langage par une approche très innovatrice utilisant la composition et le modèle orchestral comme outil éducatif.

© Jean-Louis Agobet - traduction Yasuaki Itakura

21/12/2008

Pour Elliott Carter

Happy birthday Elliott Carter. Un petite pièce pour piano, à peine une minute, composée le 11 décembre 2008 (jour des cent ans du compositeur). La partition de "Elliott Carter a 100 ans" est disponible sur simple demande. Vous recevrez un fichier PDF à imprimer.

A small piece for piano, just one minute, composed on December 11th, 2008 (hundred years anniversary of the composer). receive the score "Elliott Carter a 100 ans" by email (PDF format) on simple request.

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09/11/2008

Ecouter, jouer, créer - Du signe au langage

Un nouvel extrait de l'ouvrage en préparation.

© Jean-Louis Agobet - 2008 pour la version française - Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous pays.

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Jean-Louis Agobet
Ecouter, jouer, créer

III- Du signe au langage

« Langue et écriture sont deux systèmes de signes distincts. L’Unique raison d’être du second et de représenter le premier … »


Pour organiser les sons, il faut les représenter et la représentation de ces sons permet de les combiner, de les composer. Il ne pourra être question de créativité sonore qu’à partir du moment ou nous aurons la maîtrise du langage, ou plus exactement la conscience que nous manipulons des objets sonores pouvant s’articuler les uns avec les autres, prendre sens.
A ce stade il faut très vite expliquer, illustrer par des exemples simples, de brèves séquences associant deux sons, par exemple dans la combinaison des deux éléments les plus simples, la ligne (un son continu) et le point (un son bref).

Ecoutons d’abord l’un puis l’autre
Le son bref, en tapant dans les mains
Le son long, continu, entretenu, par un s, soufflé entre les dents.

L’un et l’autre, indépendamment, sont un son isolé. Mais l’articulation des deux change la perception que nous pouvons en avoir. Voici deux exemples :

ssssssssssssssssss •
Le son bref en conclusion du son long, entretenu, marque une ponctuation, une terminaison. Il indique clairement une coupure, une rupture. L’articulation des deux sons leurs donne un sens.

• sssssssssssssssssss
A l’inverse, si le son bref précède le son long, celui-ci devient une conséquence, à la manière d’une résonance.
Le signe permet d’appréhender ces différences, de les représenter, c’est un outil de compréhension, non une finalité, … l’unique raison d’être du second est de représenter le premier … .

Il faut maintenant dépasser l’association qui crée le sens pour exprimer à l’aide de signes articulés. Il faut tout d’abord se mettre d’accord sur des  conventions qui, si elles peuvent être changées ou augmentées, doivent être communes au même groupe au même moment pour signifier pour tous. Même si c’est une question de bon sens, il faut le rappeler.
Nous abordons dans cette partie une question cruciale qui, sous bien des aspects, ouvre d’innombrables chemins. L’un deux, et c’est pour cela que la question est si importante, implique celui du choix, la capacité à chacun de se déterminer dans un choix initial. Pour quoi faire tel choix plutôt que tel autre ? C’est sur le principe de causalité qu’il faut alors se pencher. Si nous faisons un choix A, il devient une condition pour B, et ainsi de suite, (d’où l’importance du choix initial). Même dans un travail où on laissera s’épanouir un développement organique a partir de ce choix initial (se générant lui même en quelques sorte, sans réel contrôle de la totalité des paramètres) il sera possible de retrouver cette relation de causalité. Cependant, nous ne sommes pas dans la position d’une analyse à posteriori, nous devons faire preuve de déterminisme. Cela peut sembler surprenant dans notre travail, mais notre volonté de choix est déterminée dans chacun de ses actes par des forces qui l’y nécessitent (le rapport de causalité de A et B). Voilà pourquoi le point d’origine est capital et l’articulation, les articulations qui en découlent, sont dans une relation (des relations) qui se définissent comme un langage avec sa propre logique.

Il n’est bien évidemment pas question de s’engager dans une telle démonstration dans le cadre de nos ateliers. Nous sommes là dans un certain niveau de complexité, mais il faut expliquer simplement qu’une question doit être posée souvent ou cours de l’avancement du travail : pourquoi ? et il faut bien sûr y répondre.

Nous devons donc impérativement être conscient que l’ensemble de signes (sonores, gestuel, graphiques) que nous utiliserons au cour de nos ateliers sont dotés d'une sémantique et nous devons lui associer une syntaxe afin de lui donner cette dimension de langage. Pas un langage universel, mais un langage qui réponde à ces quelques exigences, les nôtres.

Chaque œuvre musicale créée sur ce modèle son propre langage, dans le cadre d’un ensemble de conventions communes : hauteurs, durées, rythme, timbres, et leurs notations. Nous tendons vers la même attitude, avec il est vrai, une ambition moindre, mais il faut impérativement s’épanouir dans cet état d’esprit. C’est probablement l’une des principales singularités de notre travail par rapport à d’autres pratiques pas si éloignées - au-delà de la simple recherche de phénomènes sonores et de leurs juxtapositions et articulations -ce qui est déjà en soi un objectif ambitieux. Nous souhaitons réellement mettre en relation ces évènements et ouvrir à la conscience de ceux qui sont à l’origine de ceux-ci qu’il n’y a rien d’anodin et qu’un choix, un jugement sur tel ou tel évènement a une implication par la suite. Ce n’est pas toujours conscient, certes, mais il en reste quelque chose, c’est en tout cas ce que nous croyons.

Comment mettre en pratique ces considérations. Comment rendre sensible ces concepts abstraits dans une pratique collective ?

Sans être explicite, il faut faire en sorte de faire comprendre par l’expérimentation la nécessité de la structuration du langage, de la mise en place de relation, de combinaisons. A la manière d’un alphabet créant les mots et de la syntaxe créant le sens.
Une séance d’improvisation et son analyse à posteriori peut avoir un effet très positif.
Lancez cette piste, proposez sans préalable de s’engager dans une séquence, ne donnez pas de départ, attendez. Vous entendrez très vite quelques remarques, ‘‘comment faire ?’’, ‘‘que faire ?’’, ‘‘quand ?’’, ‘‘doit-on commencer maintenant ?’’ etc …
Vous tenez un début d’explication. Cependant tenez bon, ne soyez en rien directif. Finalement ! vous obtenez un résultat, une suite d’événements dont vous aurez pris grand soin de noter les grandes lignes.
Si l’expérience dure, indiquez que vous marquez clairement la fin. Sans attendre, demandez à chacun une analyse rapide de ce qui vient de se dérouler. Vous obtiendrez invariablement la même réponse : ‘‘c’est n’importe quoi’’. En vérité, ce n’est pas toujours le cas. Cependant ce n’est pas inexact. Maintenant et comme vous avez pris des notes vous voilà en capacité de refaire le chemin et de « corriger ». Attention, ce mot est dangereux, il ne doit pas être utilisé brutalement, le sens n’est pas de corriger une faute mais plutôt de corriger une trajectoire par rapport à un tir initial, un choix initial.
Consultez vos notes. Revenons au pont de départ de cette séquence improvisée et essayons de l’analyser et d’envisager, ensemble, une syntaxe cohérente par le biais de la notation.
Sans tarder il faut « rejouer » l’évènement initial, le noter plus précisément, lui donner une signification dans son environnement et concevoir le suivant dans l’élan du premier. L’improvisation ainsi notée et réinterprétée, passée au filtre d’un esprit critique, s’envisage maintenant comme un acte de composition structuré par le langage et prend sens.
Sous cette démonstration tortueuse, rien de plus simple. Nous faisons ainsi, très souvent, sans vraiment jamais en prendre réellement conscience. Petit à petit en reprenant chaque détail, par l’intermédiaire de la représentation sous forme de notation des événements sonores, vous parviendrez à élever le travail de vos ateliers à la recherche d’un langage cohérent qui, si il n’a de valeur que pour un moment donné, dans un lieu donné, et pour ceux qui s’y emploient, a une inestimable valeur pédagogique. Il permet tout simplement de comprendre que c’est dans l’organisation et la manipulation des structures que naît le plaisir que l’on en retire, ou pour parler plus simplement, de création en général. De la rigueur naît la liberté.